Faustine Poingt n’a pas choisi la photographie. Elle raconte plutôt que c’est la photographie qui l’a choisie, un midi d’ennui, alors qu’elle n’avait que treize ans. Ce jour-là, sa mère, lasse de voir sa fille tirer la mine des grandes solitudes, lui tend un appareil photo.Entre ses mains d’adolescente, l’objet devient soudain une clé : celle qui ouvre la porte d’un monde où chaque instant peut être retenu, préservé, aimé à nouveau. Elle ne l’a rendu que six heures plus tard,